Les techniques de biologie moléculaire ont connu un essor considérable ces dernières années. Pendant longtemps réservées aux laboratoires de recherche, elles conquièrent désormais les laboratoires d’analyse notamment dans les centres hospitaliers qui trouvent dans ces nouvelles techniques (marquées CE-IVD) une nouvelle arme pour mieux prendre en charge des profils de patients à risque, fragiles, et/ou en situation d’urgence.

La biologie moléculaire, un outil incontournable pour lutter contre les résistances aux antibiotiques

Les biologistes, accompagnés par les cliniciens, trouvent ainsi à travers la biologie moléculaire une nouvelle approche pour identifier rapidement, précisément des pathogènes dans des conditions difficiles : faible quantité de matériel de départ, patients résistants aux antibiotiques, des cultures bactériennes difficiles à obtenir sur les milieux de culture classiques, identification de virus (culture cellulaire fastidieuse ou impossible) …

bioMérieux, leader dans le domaine du diagnostic, a rapidement intégré la biologie moléculaire comme un outil incontournable dans la lutte contre les résistances aux antibiotiques pour une meilleure prise en charge des patients notamment ceux pour lesquels les techniques de microbiologie classiques ne suffisent plus (patients greffés, transplantés, immunodéprimés, aux urgences en approche syndromique). En effet un diagnostic virologique précoce permet d’une part d’éviter l’apparition d’effets secondaires liés à un traitement médicamenteux inadapté et d’autre part contribue également à la sauvegarde des antibiotiques.

Le Centre Hospitalier de Brest, 1er opérateur de santé de Bretagne occidentale, pionnier dans la transplantation avec la 1ère greffe réalisée en 1984 (greffe de rein), a rapidement intégré la biologie moléculaire, avec l’appui des experts bioMérieux, dans le parcours de soins du patient avec comme objectif premier : améliorer le pronostic vital !

Alors que le nombre de demandes de greffes ne cessent d’augmenter chaque année (+ de 21 000 demandes), le nombre de patients qui n’ont pas survécu suite à l’attente d’une greffe reste beaucoup trop élevé.

« + de 21 000 patients espèrent chaque année recevoir un organe, moins du tiers sont réellement greffés, plus de 500 décèdent avant d’être appelés » Association France

ADOT

« En 5 ans (de 2013 à 2017) le nombre de greffes d’organes a augmenté de 19 % »

ADOT

bioMérieux, avec le CHU de Brest, a relevé ce challenge de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des patients (patients fragiles, transplantés, pour lesquels l’émergence d’un virus à l’état latent comme le cas du CMV à l’origine de rétinopathie et qui peut être également à l’origine d’un rejet de greffes) et leur qualité de vie.

Tout l’enjeu du CHU est d’assurer une surveillance étroite de ces patients immunodéprimés de façon continue. Le système ARGENE® SOLUTION a pour avantage, à partir d’un flux unique, de suivre les patients à partir de plusieurs matrices. Un panel de virus peut être ainsi diagnostiqué et permettre aux équipes médicales d’anticiper l’émergence de maladies opportunistes.

La solution ARGENE® SOLUTION est indiquée pour des patients immunodéprimés pour lesquels le suivi est de rigueur mais qui nécessitent une réponse rapide. Il s’agit également de monitorer et suivre l’évolution de ces maladies opportunistes et valider ainsi l’efficacité du traitement mis en place.

De la même manière que le CHU de Brest, l’équipe du CHU de Grenoble a fait évoluer ses technologies pour aller encore plus loin dans le suivi de ses patients transplantés. Cette avancée s’est concrétisée grâce à l’intégration d’ARGENE® SOLUTION incluant le logiciel ARGENE® CONNECT entre les systèmes de préparation de l’échantillon (ESTREAM®), d’extraction (EMAG®) et de détection.

Cette évolution, comme en témoigne l’équipe du Dr Raphaële Germi (Laboratoire de Virologie – CHU Grenoble), permet de répondre rapidement aux demandes des cliniciens pour initier – ajuster des traitements pour chaque profil patient.

« Notre objectif premier, dans mon activité sur les patients transplantés, est de m’assurer que les analyses soient réalisées de façon correcte. Il faut répondre rapidement aux cliniciens parce que les conséquences peuvent être catastrophiques très rapidement »

Dr Raphaële Germi

Lire ‘Greffe d’Organes : les chiffres 2017’ FRANCE ADOT

Dr Raphaële Germi et son équipe nous expliquent dans cette vidéo comment s’est déroulée l’intégration de la solution dans leur laboratoire et comment les équipes se sont appropriées l’outil dans un but d’améliorer la prise en charge des patients transplantés.

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